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Qui sommes-nous

Je suis fille de paysans, un pedigree qui fait ma fierté.

Née dans une vaste ferme du Bazois, j’ai grandi dans les champs de céréales, au milieu des troupeaux que nous élevions. Nous mettions tous la main à la pâte ! À 7 ans, en rentrant de l’école, je m’occupais du potager. À 10 ans, j’avais appris à soigner les bêtes. À 13 ans, je conduisais le tracteur : il fallait bien aider, et puis ça m’amusait !

Ce n’était pas tous les jours facile, mais c’était tous les jours merveilleux. Je sens encore, entre mes paumes, la tiédeur des œufs fraîchement pondus et j’ai en bouche, la saveur de la première fraise que je récoltais et celle des mûres sauvages que nous allions cueillir au détour des haies.

La ville était loin, le premier voisin était à plusieurs kilomètres, et tout ce que l’on mangeait, à l’exception du sucre et de la chicorée, venait de la ferme. Tout, y compris les petits chaussons aux pommes tièdes que ma mère déposait au-dessus du four à bois et sur lesquels mes sœurs et moi nous précipitions chaque après-midi, en rentrant de l’école.

J’étais bonne élève, mes sœurs aussi. C’est normal : nous avions été éduquées dans le culte de l’excellence, de la responsabilité et de la liberté. Nous avons tour à tour quitté la ferme pour étudier. Avant même de pousser jusqu’à Dijon, je suis partie aux États-Unis, et c’est ensuite seulement que je suis « montée » à Paris. Un bon poste dans une multinationale avant-gardiste. Mais Chavance, ses goûts, ses saisons, ses rires et ses rituels me manquaient.

C’est naturellement aux sens et au sens, aux saveurs et aux odeurs, que je suis revenue quand j’ai voulu voler de mes propres ailes. A la ferme, j’avais appris le fonctionnement d’une entreprise. J’ai eu envie de me lancer… Un coup de cœur, au Maroc, pour l’argan dont on ignorait tout chez nous, il y a vingt ans. Un frisson face aux huiles de noix et d’amande, de pistaches et de pignons de pin, de sésame et de noisette, que me fit un jour goûter, en France, un producteur passionné.

J’ai quitté les audits pour atterrir, avec Francis, mon mari, sur un marché : c’est là qu’est né Mille et Une Huiles. Au milieu des chalands et des touristes, aussi étonnés par ces saveurs que je l’avais été. La marque a grandi, on l’a réclamée à l’étranger ! Émoi face à la première cargaison du terroir qui partait en plein hiver pour le Canada. Battement de cœur quand nos huiles et nos vinaigres ont embarqué pour le Japon…

Respect, humilité, goût du travail bien fait : avec les producteurs, je continue de partager les mêmes valeurs, ils sont devenus mes amis. Créativité, échanges, envies : avec mon équipe qui a grandi, nous formons désormais une famille.

Mille et Une Huiles a 20 ans. Déjà 20 ans…

Bonne dégustation !

CATHERINE GILBERT-dijos