par Vicente
Meseguer Folch


‘‘ Il y a un arbre de culture sur les terres du Maestrazgo, à l’ouest de l’Espagne, qui se détache des autres par son volume extraordinaire et son port majestueux Il s’agît de l’olivier «Farga », un arbre monumental de six à huit mètres de circonférence, qui atteint plus de mille ans et parfois même deux mille ans.

Ce qui est véritablement admirable dans l ’olivier « Farga », c’est d’avoir perduré tout au
long de ces deux mille ans, dû à leur parfaite adaptation au terrain et au climat mais dû aussi,
aux extraordinaires agriculteurs qui ont su les veiller avec le soin et l'affection nécessaire.

Les oliviers «Fargas » sont les plus insolites monuments vivants légués depuis les origines du pays. Ils sont comme un précieux trésor archéologique hérité des anciens grecs et romains.

Protagonistes des premiers documents écrits dans lesquels sont citées les communes de la région de Maestrat, ils sont aussi mentionnés dans les registres au sujet du recouvrement de la Dîme en olives et en huile. Les communes de Cervera en 1235, Sant Mateu en 1237, Cabanes en 1243 et Vilanova d'Alcolea en 1245, font partie des nombreux exemples qui confirment la présence ancestrale de ces oliviers millénaires sur ce territoire. Dans d'autres documents de la même époque, se trouvent des références plus précises concernant l'activité de pressage des olives et de production d'huile. Nous citerons au cours des XIII et XIV siècles, celui de Pere Soler, Commandeur de l'Ordre des Hospitaliers, lors du bailliage de Cervera, qui le 4 décembre de 1281 accorda le monopole à Arnau Català pour établir des moulins à huile à Traiguera, avec interdiction faite à toute personne de la même ville et des communes environnantes de porter à presser des olives à tout autre moulin. Ce même Pere Soler huit jours plus tard, soit le 12 décembre 1281, accordait à Dolceta, la veuve de Guillem Cogoma, l'établissement d'un moulin à huile dans la commune de Canet, selon les mêmes conditions que celles de Traiguera. Deux ans après, le 9 juillet 1283, le frère Guillem de Claramunt, Commandeur de Cervera, accordait a Pere Vallés et son épouse Dolça, voisins de Carrascal, l’exploitation de toutes les presses et moulins à huile de Jana. Il en va de même le 18 novembre 1283, frère Guillem de Fuyleda, titulaire du baille de Cervera du déjà cité Ordre Hospitalier, accordait à Esteve Esteller du mas de Estellers (Sant Jordi), le même monopole pour faire presser dans son moulin toutes les olives des environs. Le 29 février 1284, frère Guillem de Claramunt, devenu Commandeur de Cervera, établissait en faveur de Jaume de Saranyana un moulin à huile à Càlig, avec le même monopole et la même interdiction formelle à ses voisins de faire presser les olives à un autre moulin. Au XIV siècle, le 13 février 1323, le commandeur de Montesa attribue à Ramón Monserrat et son épouse Martina le monopole du pressage à Coves et communes alentours et le 20 septembre de la même année, il est accordé à Mateu Olcina et Pere Masquefa le monopole d'un moulin à huile à Salsadella.
Tous ces exemples illustrent la place importante tenue par ces oliviers au fil du temps.’’

 

Photos de al.lien8 

 



Mille et une huiles - route d'Eyguières - 13300 - Salon de Provence - France
Courriel: info@1001huiles.fr - Service consommateur : 0810 406 408 prix d'une communication locale